J'écoute : Craig Armstrong
Je regarde : Potiche!! et je me marre...
Je mange : que de la viande blanche
Je bois : "diet"
Je pense : à demain
Je rêve : du Prince Charmant
(mis à jour samedi 18 septembre 2010 à 12:02)

17/03/2011

17/03/11 - 22:15

Séisme d'amplitude 6 sur la 11

Lecteur assidu et fidèle, il faut absolument que je te raconte ce qui m’est arrivé ce matin.
En descendant dans le métro, la journée commençait plutôt mal. Sur la ligne 11, un problème de signalisation perturbait la circulation et faisait ressembler les wagons à des bétaillères.
Après avoir laissé passer deux métros, je me décidai enfin à plonger dans la fange humaine.
Après une ou deux stations, le tsunami humain fait s’échouer contre moi un jeune homme, que dis-je ?! un ado. Son look skateur et son système pileux me laisse penser qu’il devait avoir au plus 17 ans.
Sans que je m’explique le comment du pourquoi mes yeux se sont posés sur son postérieur.
Le jeune homme, béni des dieux, possédait un cul atomique!
Que dis-je ?!
Un édredon moelleux !
Un reposoir à baisers !
Le bon Dieu en culotte de velours !!
Alors que je me tenais debout les bras croisés, une force irrésistible m’a obligé à les laisser pendre le long de mon corps, ma main gauche frottant délicatement la partie charnue du bel ingénu. Grace aux secousses inconfortables du convoi, les contacts se faisaient délicats et involontaires. Au bout d’une station, alors que je dévorai des yeux la moue du collégien, j’ai vu qu’il m’observait du coin de l’œil et, de ce fait, avait compris mon petit jeu et, sans mot dire, me faisait comprendre qu’il avait rejoins la partie.
Une déferlante de désir m’envahit tout à coup !
Une vague violente au-dedans de moi !
J’ai cru que mon boxer allait exploser. Ma respiration s’est alors faite plus courte, presque bruyante. Je ne pouvais détacher mon regard de ses lèvres que j’aurais voulu dévorer. Je retenais mes mains de tenter la moindre tentative d’ingérence.
Alors que je souhaitais que ce moment n’arrive jamais, le métro s’est arrêté sur le quai de la station Rambuteau. Une dernière fois mon corps a été attiré par le sien. Ils se sont embrassés. Dans le chahut de la descente, ils se sont dit « Adieu ». Je me suis retourné une dernière fois. Les portes se sont refermées. J’ai monté 4 à 4 les marches de l’escalier et laisser le matin gris parisien envahir mes poumons…


18/11/2010

18/11/10 - 22:41

« Mon fils est gay !»

Joseph est l’un de mes nouveaux collègues de travail. Il a la cinquantaine bien tassé, toujours le mot pour rire et se montre vraiment bienveillant à mon égard. Hier, nous avons déjeuné ensemble à la cafet’ du BHV. Il m’a raconté son week–end en Espagne, où il se rend régulièrement pour le boulot. Cette fois-ci, son fils, Paul, qui vit à Mursia, leur a fait la surprise de les rejoindre à Tolède. Alors que je m’extasiais devant tant de bienveillance d’un garçon à l’égard de ses parents, Joseph lâche dans un sourire crispé : « mon fils est gay ! »




J’ai dû faire une drôle de tête car il a tout de suite enchainé : « tu sais ce que c’est un gay, toi, non ? », il a du voir mon trouble. J’ai rougi et replongé le nez dans ma mousse au chocolat…
Puis il m’a dit ensuite que le copain de Paul était un garçon charmant et là on a pris nos plateaux et on est parti.
Vie de merde !

13/09/2010

13/09/10 - 21:17

Coup de bamboo

Une fois n'est pas coutume.
Il y a des fois où il faut parler des choses graves.

En tant que membre émérite du C.P.C., je garde toujours un oeil attentif sur nos chers choupinous. Inconnus ou célèbres, je m'enquière de leurs nouvelles régulièrement.
En cette fin d'été, la nouvelle m'a fait l'effet d'un coup de masse. Mason Wyler a annoncé à ses fans, sur son blog perso, sa seropositivité. Ce jeune acteur porno attachant et sympathique, a fait preuve ici d'un grand courage.
C'est avec plus d'attention et de bienveillance que nous allons suivre sa carrière et continuer de lui accorder notre admiration.



Take good care Mason!
... et sortez couverts!

27/08/2010

27/08/10 - 15:44

Retrouvailles...

Après six ans d’éloignement, voici venu le temps des retrouvailles.
Retrouver ses parents dans la tourmente bouleversés par les déchirements d’un divorce compliqué.
Retrouver ses frères, l’un marié et papa comblé, l’autre sur son lit d’hôpital qui fait face au handicap avec la force du désespoir.
Retrouver ses amis sans nostalgie aucune, faire le point avec eux et regarder vers l’avenir, faire des projets de sorties, de week-ends, de voyages.
Retrouver Paris, ville de lumière, aux tentations multiples, aux garçons plus sexys les uns que les autres.
Retrouver sa petite chambre d’enfant où rien n’a changé. Le décor n’a pas changé mais moi… oui !
Se retrouver soi même.
Mesurer le chemin parcouru.
Compter ses cheveux blancs.
Evaluer la profondeur des rides.
Constater l’étendue des dégâts du temps qui passe.
Se dire que le meilleur reste à venir.
Que les choupinous c’est plus pour moi.
Qu’un mec de quarante ans, c’est tout aussi bandant.


13/08/2010

13/08/10 - 12:09

The end

Fini le stress au boulot.
Disparus les sueurs nocturnes... et diurnes.
Envolée la peur des attentats.
Impensable la possibilité d’une guerre civile ou régionale.
Stoppée l’action auprès des Choupinous du moyen Orient.
Après six années de bons et loyaux services, et six mois de réflexion, j’ai décidé de mettre un terme à mon séjour libanais.

Ni nostalgie, ni amertume… entre le Liban et moi, c’est une séparation consentie par les deux parties, un divorce à l’amiable. Le fait est que ces temps-ci ça n’allait plus très fort. Il s’était installé entre nous une pesante indifférence. Alors que nous vivions ensemble, on ne se parlait plus, on se voyait plus. Tous ses défauts m'étaient devenus insupportables. La vie de bohème qui m’avait tant séduit au début de notre relation ne me convenait plus.

A trente six ans, j’aspire désormais à plus de stabilité professionnelle, amicale et affective... et, à mes yeux, seule la France peut m'offrir un tel confort.

Comme le disait Joe Dassin : « on s’est aimé comme on se quitte, simplement, sans penser à demain… »
Et, qui sait, peut-etre qu’un jour, on se retrouvera…


16/02/2010

16/02/10 - 21:58

Flash Back #1

Lecteur attentif, judicieux et perspicace, tu m’as fait remarquer que je n’avais pas posté sur ce blog depuis prés d’un an !
Le temps passe… et l’on passe son temps à courir après…
Ces douze mois ont été riches en bouleversements. Je sens, cher lecteur, les questions qui brulent tes lèvres purpurines.
En février dernier le tableau n’était pas très brillant. Je m’ennuyais comme un vieux rat dans une prison dorée. Esclave inutile dans les ateliers prestigieux de M. T***, je me morfondais de n’expédier que des affaires courantes. Aussi, quand les sirènes du large ont sonné, j’ai pris mes clics et mes clacs et franchi le rubicond. Roula, que je connais depuis le printemps 2006, est l’heureuse propriétaire d’une boutique dans le centre ville de Beyrouth. Je travaillais au black pour elle depuis lors. Mes humbles capacités ne lui ayant pas échappé, alors qu’elle voulait renouveler un tiers de son équipe, elle m’a offert de la rejoindre.
Je suis désormais le « french designer »de la très chic boutique P***. Je « crée » !!!
Pour nos riches clientes ou pour les vitrines de la boutique, je dessine, imagine, invente les bijoux les plus élégants de la capitale !
Plus modestement, je dirais juste que ma « french touch » séduit un public à la recherche d’autre chose que ce que nos concurrents proposent…
Il y a des hauts et pas mal de bas. Je travaille avec la Miranda du « Diable s’habille en Prada ». Pas évident a gérer au quotidien. Mais au final, je préfère ça que de jouer les potiches de luxe.




Le reste n’est pas très reluisant. Je mets toujours beaucoup de cœur et d’énergie à honorer mes engagements au sein du Comité de Protection des Choupinous (CPC, fondé par le vénérable Nico-du-NicoBlog) en charge du Moyen Orient. Peu de changements de ce coté là. Nos chers éphèbes subissent toujours les mêmes affres. Révisions, examens, problèmes de portables ou parentaux, rien ne les épargne. Je leur prête une oreille attentive et souvent leur offre une épaule compatissante pour épancher leur trop plein de… tension.
Signe des temps… ou pas, mon action CPCiste s’est pas mal orienté ces temps-ci en direction des touristes qui viennent découvrir les charmes du pays des Cèdres. En effet, depuis que le pays connait une certaine stabilité politique, on assiste à un afflux massif de jeunes européens, américains…
La maison est grande et l’hospitalité orientale m’amène parfois à accueillir l’un ou l’autre dans la chambre d’amis.
… A suivre !

11/02/2010

11/02/10 - 21:28

Les Carnets Blancs

Si GA, à ce que je crois, est toujours un lieu de cul-ture alors cher lecteur il te faut courir chez ton libraire préféré et lui demander « les Carnets Blancs ».
Pour les plus anciens et plus fidèles bloggeurs de ce site, Matt n’est pas un inconnu. Longtemps il nous a confié les aléas de sa vie et la vie de ses aléas. Des éditeurs de bon gout ont eu la brillante idée de publier son dernier manuscrit.
Un Reader-digest de ces 100 carnets et leur seconde et dernière vie. Voilà ce que nous offrent « les Carnets Blancs ». Plus qu’une intrusion dans la vie de Matt, c’est aussi, et surtout, la substantifique moelle de dizaines d’amoureux des mots. Suivez leur aventures à travers Paris et le monde et vibrez jusqu’au mot de la fin.
Un seul conseil : lisez ce livre et remplissez les pages blanches de cet ultime carnet…

15/02/2009

15/02/09 - 21:01

Page cinquante six


"Elle redevenait la timide gamine de quinze ans un peu trop grosse qui se refugiait dans une chambre pleine de livres."

Sexe, amour et amitié
Paul Burston




Rappel des règles :

* Attrapez le livre le plus près de vous. Maintenant.
* Allez à la page 56.
* Trouvez la 5e phrase.
* Écrivez cette phrase dans votre journal.
* Copiez ces instructions en commentaire à votre phrase.
* Ne cherchez pas votre livre préféré ou le plus cool mais bien le plus proche.

***(chaîne initiée par Bonjour)

05/02/2009

05/02/09 - 15:09

Petite étude sociologique du comportement de la population masculine beyrouthine en milieu sportif.

Ça fait maintenant un an que je fréquente assidûment un club de gym du Centre Ville de la Capitale. En représentation permanente, le libanais, plus que dans tout autre contexte offre en ce lieu un fabuleux sujet d’étude sociologique. C’est ainsi que j’ai recensé 6 catégories de mâles en recherche de sensations fortes:

- le branleur. Son terrain de chasse, c’est, bien entendu, le Hammam. Dans la moiteur de la pièce, profitant d’une visibilité réduite due à la vapeur ambiante, le branleur, quand il est prêt à l’action, écarte sa serviette et accompli sa besogne sans même vous accorder un regard. Une fois son forfait commis, il quitte les lieux sans demander son reste.
- l’exhib a pour mauvaise habitude de se promener sans serviette ou de laisser la porte de sa douche ouverte. Ses mains, quand elles glissent sur son corps, vous donnent le grand frisson. Malheureusement, à aucun moment, il ne se penche devant vous pour ramasser sa savonnette.
- l’allumeur par un sourire complice vous fait craquer. Vous croisez son regard dans un miroir. Dans l’ascenseur, il vous adresse quelques mots. Mais ça n’ira pas plus loin.
- le voyeur vous dévore des yeux dés votre entrée dans les vestiaires. Il vous menotte à sa prunelle quand vous déboutonnez votre chemise. Il laisse s’échapper un filet de bave quand votre jeans tombe sur vos chevilles. Cependant, si vous lui prêtez une once d’attention, il détourne le regard ou détale.
- le beau parleur, celui-là vous a repéré sur un site de rencontre. Depuis, il vous inonde de messages aux promesses plus excitantes les unes que les autres et vous promet de vous faire découvrir monts et merveilles quand il vous croisera dans les douches. Le jour venu vous constaterez amèrement qu’aucune parole ne sera suivie de faits.
- la diva est intouchable. Sa plastique est parfaite. En doudoune, en tenue de sport ou une serviette nouée sur les reins, un rien l’habille. Elle n’accorde aucune attention au glaiseux que vous êtes d’ailleurs elle ne vous voit même pas…






Tout cela nous donne un beau paquet de frustrés, de névrosés, de types qui n’assument pas ou se la pète, qui, au mieux, vous donnent des poussées d’adrénaline ou, au pire, vous brisent le cœur.

La vie, c’est trop injuste !

Fred, correspondant permanent et zélé du Comité de Protection des Choupinous au Pays du Cèdre.

09/01/2009

09/01/09 - 19:34

De la différence des points de vue


Entendu hier sur RFI, après que 3 Katioucha aient été tirés depuis le Sud Liban…
M. X, propriétaire d’un hôtel dans un kibboutz du nord d’Israël :
« Ces jours-ci nous accueillons chez nous gratuitement des personnes qui ont fui la région Ashkelon.
Non, nous ne craignons pas les tirs libanais….
Le plus pénible en juillet 2006, c’était le bruit des missiles, tirés en direction du Liban par nos troupes, qui passaient au dessus de nos têtes. »

Le plus dur pour moi en juillet 2006, ce fut les nuits sans sommeil à se demander si le prochain tir n’allait pas nous tomber sur le coin de la figure.
Le plus dur pour moi en juillet 2006, ce fut ces centaines de civils innocents tués ou blessés… pour rien.
Le plus dur pour moi aujourd’hui, c’est de penser que demain le cauchemar peut recommencer.

Fred, correspondant permanent, dévoués et fidèle du C.P.C. (le Comité de Protection des Choupinous) au pays des Cèdres

21/12/2008

21/12/08 - 22:35

Trop de la merde…

Je souffre le martyre ces jours-ci.
Mon dos me fait mal. Une douleur sourde et lancinante…
A trois reprises, ces quinze derniers jours, j’ai été manipulé par mon osthéo. Son travail, même si il est beaucoup moins performant que mon chiropracteur parisien, suffit généralement a venir a bout de mes raideurs… mais là, il parait que c’est grave. Je suis trop tendu et j’ai les intestins noués et le dos en compote.
Pour remédier à cela, le docteur m’a prescrit un traitement de cheval. Des comprimés destinés à détendre les muscles. Un truc à prendre dans son lit avant de dormir qui, d’après le pharmacien contient du Valium®. Pour favoriser la guérison, le type a préconisé « pas de stress et du repos ».
Mais vu ce qui se passe dans ma vie en ce moment, c’est mal barré ! Et d’après moi, ça ne fait que commencer. Jugez plutôt…
Les obsèques de ma grand-mère maternelle ont eu lieu mercredi après midi dans notre village de V. Elle avait 90 ans. Je l’adorais. Nous nous étions dit « au revoir » lors de mon passage en France, il y a tout juste deux mois lors du mariage de mon frère. Tout le monde s’accorde à dire qu’elle a fait son temps. Il n’en reste pas moins que notre relation sans trop de mot ni d’effusions était très forte. Vivre son décès « à distance », ajoute a mon chagrin.
Jeudi, vers 17 h, alors qu’au bureau c’était le coup de feu, j’ai reçu un coup de fil un peu inattendu de Thierry et Laetitia (prénoms fictifs), ce jeune couple BCBG, arrivé il y a deux ou trois mois en contrat avec l’ABCD (initiales fictives pour une ONG tout aussi fictive), qui a récupéré l’appart de Ben et Lolo. Leur compagnie est sympathique mais c’est une relation à laquelle je n’accorde qu’une moyenne importance puisque ces chers tourtereaux auront quittés le pays avant la fin de l’été prochain. Toujours est-il que Tanguy m’a appelé hier en panique pour m’annoncer que leur appartement avec subi un incendie et qu’il me priait de les recevoir pour quelques jours le temps pour eux de se retourner. Il ne me manquait que cela !!!
Ils ne sont pas désagréables mais en ce moment, j’aspire à la solitude et à la détente auprès de mon nouveau petit poêle, en douce compagnie d’un choupinou…
Las ! Trois fois, hélas !!!
Après les avoir sommairement installés dans la chambre d’amis, j’ai couru au club de sport pour une séance avec mon coach. Avant même de commencer, je lui explique tous mes malheurs et lui fais part des recommandations du docteur. Nous nous sommes engueulés parce qu’il me faisait porter des poids trop lourds…
Vendredi, la machine de gravure au laser est tombée en panne au moment même où les commandes urgentes partent tous les jours, où l’on attend de moi un minimum d’efficacité… et la douleur se fait plus forte et plus lancinante…

La vie c’est vraiment trop de la merde ! © nico-du-nico-blog





PS: ce soir dans Indochine, Catherine est plus belle que jamais...

05/12/2008

05/12/08 - 07:12

Trajet habituel...


Je me rends à pied au bureau chaque matin. N’y voyez pas là un acte militant (écologiste), ni même un moyen de faire du sport afin d’entretenir mon corps de rêve (… quoique !). Non en fait depuis que j’ai changé de boulot, que je suis passé du statut de travailleur-humanitaire à celui d’agent-à-la-solde-du-capitalisme, aussi paradoxal que cela puisse paraître, je n’ai plus de voiture de fonction. Mes moyens financiers et la circulation beyrouthine aux heures de pointe sont tels que j’ai décidé d’un commun accord avec moi-même de me déplacer à pied ou en service (taxi collectif).
Mais revenons en à nos moutons…
Sur ce parcours (qui me prend 12 à 14 minutes) que j’effectue quatre fois par jour (soit 2 allers-retours quotidiens. Oui, je rentre à la maison entre 13 et 14h. C’est tellement plus agréable de déjeuner face à la mer que dans un réfectoire bruyant et enfumé où tout le monde parle arabe), soit quotidiennement environ 5 kilomètres et 4000 marches gravies et dévalées quatre à quatre, il m’est donné de voir bien des choses…

- 4 soldats armés de fusils mitrailleurs (vous croyez qu’ils sont chargés ? les fusils, pas les soldats !!!)
- Une tante-au-bras-de-sa-sri-lankaise (terme générique pour désigner une vieille dame et sa domestique pas forcement de nationalité sri-lankaise d’ailleurs, mais ici on ne s’embarrasse pas avec de tels détails)
- 5 à 6 (c’est une moyenne) choupinous qui vaquent à diverses importantes occupations
- Des vieux qui jouent au trictrac dans la rue en fumant le narguilé
- Un monsieur d’un certain age, très digne, qui part à la messe
- Une chinoise essoufflée qui fait une pause après avoir grimpé dix marches
- Une demi douzaine de chats errants (le plus souvent la tête dans une poubelle)
- Un prêtre en soutane qui dit son chapelet
- Des femmes voilées qui attendent le bus
- Des ouvriers syriens tout droit sortis du catalogue Vert Baudet automne-hiver 1984
- Des femmes pendues au téléphone au volant de Hummer, Porsche Cayenne ou BMW X5…

Et vous, vous voyez quoi sur le trajet qui mène à votre bureau ?


27/11/2008

27/11/08 - 06:06

Hummm, Hummm, les garçons dans les vestiaires…

"Les garçons, ont dit-on, des mœurs singulières, dans les vestiaires…."
Les douches du club de gym que je fréquente sont désormais devenues pour moi un fort intéressant terrain d’étude pour le compte du C.P.C. (Comité de Protection des Choupinous). En effet, comme chacun le sait, le choupinou, pour entretenir son corps, fait du sport.
Après avoir tout donné dans la classe de « Body Attack » ou bien après avoir soulever beaucoup de fonte dans la salle de muscu, le choupinou aime se détendre et prendre soin de son corps dans les vestiaires. Comme les grands fauves qui se rassemblent au coucher du soleil autour du point d’eau dans la savane, il y a des heures plus propices que d’autres à l’observation de certains phénomènes que je veux exposer ici.



En semaine, sur les coups de 20h-20h30, le choupinou sportif se sent l’âme d’un prédateur. Une fois qu’il a repéré sa proie, c’est sournoisement qu’il tente de s’en approcher. Son lieu de prédilection d’attaque, c’est le sauna steam (ou Hammam). Ceint d’une petite serviette blanche, il entre dans le bain de vapeur et s’installe en face de vous, les jambes écartées, exhibant la partie la plus charnue de son anatomie. A ce stade, on ne veut pas se méprendre et l’on ne pense pas à mal. On se dit que le choupinou se met à l’aise, rien d’ostentatoire dans tout ça… mais après quelques minutes de transpiration, les choses se corsent. Le susdit (ou suce-dit, c’est selon) choupinou se met à caresser popaul et à vous fixer (pas dans les yeux) pour voir si vous êtes bien réceptif à ses signaux. Selon votre réaction (la mienne étant le plus souvent positive pour ne pas contrarier le choupinou) s’ensuit une sorte de parade frénétique qui vous mène du Hammam aux douches, des douches au sauna… le plus difficile (enfin pour moi) c’est de cacher une érection sous quelques centimètres de tissus éponge blanc. L’épilogue est plus ou moins heureux selon que le choupinou offre de vous ramener à la maison pour « prendre un verre » ou que vous vous retrouviez abandonné comme une pauvresse avec votre savonnette pour seule compagne.
Le samedi après midi, c’est un peu différent. Le choupinou est plus detentdu, il prend son temps et ne rechigne pas à consommer sur place. L’endroit est généralement quasiment désert. Il est plus facile de s’isoler pour quelques minutes histoire de décharger le stress accumulé durant la semaine.
Comme tu le vois cher lecteur et sympathisant du C.P.C. le choupinou beyrouthin est entre de bonnes mains !

26/11/2008

26/11/08 - 14:49

Histoire de processus

Depuis quelque temps mon processus de pédétisation connait une progression assez troublante.
Je me suis toujours considéré (depuis 4 ans que j’assume mon homosexualité) comme « hors milieu ». Loin de moi l’idée de me cacher derrière un comportement « straight » pour tromper mon monde ou dénigrer la communauté. Non, je considère simplement que ma sexualité, quelle qu’elle soit ne concerne que moi.
Un rapide regard en arrière permet de voir le chemin parcouru depuis septembre 2004, date de mon retour au Liban, point de départ d’un processus visant devenir pleinement ce que je suis.
Ainsi donc, au lendemain de mon trentième anniversaire, sur les conseils avisés d’Antoine, ma première démarche fut de m’inscrire sur un site de rencontre pour garçons. Celle-ci fut suivie de près par une inscription sur GA. Après quelques mois d’errances cybernétiques, de rencontres foireuses, je suis entré dans une période, que je considère comme initiatique. Un espace temps qu’on pourrait qualifier « d’adolescence sexuelle ». Temps consacré aux plancultages divers et variés avec quelques belles rencontres.
Puis, ma vie professionnelle m’amena, il y a un an de cela, à déménager dans le centre de la capitale. Cette mutation marque le début de la période « pédé urbain ». On m’invite plus souvent à boire des verres dans des bars branchés ou gay friendly de Beyrouth Est. Ces sorties nocturnes ne me mettent pas toujours à l’aise mais après deux mojitos, tout va mieux…





Sur les encouragements de l’un ou l’autres de mes partenaires (à moins que ce ne soient quelques remarques désobligeantes) sur ma maigreur au moment de me rhabiller, j’ai décidé, il y a 8 mois, de m’inscrire dans un club de sport. Depuis j’entretiens une relation presque fusionnelle avec mon coach. Dans les vestiaires et au sauna du club, je suis parfois la cible de regards de convoitise et il m’arrive même de subir les assauts de culturistes très chauds.
Fidèle lecteur, tu te demanderas bien ce que tout cela signifie… eh bien, mine de rien le Fred, si on regarde dans le rétro viseur, on constatera qu’il a fait un sacré bout de chemin.
Il lui reste le plus dur à faire à présent.
Un bout de chemin à deux…

30/10/2008

30/10/08 - 22:49

Palace...

C’est désormais devenu presque une habitude, après le travail, mercredi soir je me suis rendu à l’hôtel Phenicia. Nos hotes de marque arrivaient tout juste d’une folle équipée à Baalbek. J’ai retrouvé Tony, Nina la maquilleuse, et Catherine dans le Lounge de hôtel Ils avaient les bras chargés de paquets. Une folie acheteuse s’est emparée de l’actrice. Malgré la fatigue d’une journée riche en émotions, la fine équipe affiche un sourire radieux. J’ai droit à la bise aujourd’hui encore. Dans l’ascenseur qui nous conduit aux chambres, nous évoquons l’ambiance désuète et charmante de hôtel Zenobia situé en face du site archéologique du temple de Jupiter. Devant la porte de sa suite nous tardons à nous quitter… il faut pourtant y aller, son coiffeur sera là dans 30 minutes. Avec Tony, nous décidons de sortir prendre un verre dans un pub gay friendly du quartier Clemenceau. Il est très tôt, le bar est presque vide quand nous arrivons. Nous sirotons un Mojito tout en évaluant le « potentiel » de chacun des mâles présents dans la salle. Mais le cœur n’y est pas vraiment, une certaine tristesse nous envahit. Demain, il rentre à Paris. La parenthèse dorée va se refermer. La vie de Palace, ce sera terminé. L’aventure débutée une nuit de Juillet 2006 est belle et bien finie. De cette guerre insensée et meurtrière sont nées un film, des rencontres, des amitiés… le miracle libanais une fois de plus s’est accompli…



Je raccompagne Antoine à l’entrée de l’hôtel. Les grooms s’agitent autour de la Noria des voitures de luxe. Dernière accolade chargée d’émotion. Qui sait où et quand nous nous reverrons…

30/10/08 - 07:04

Folle soirée !


Lundi soir, après une journée de travail absolument sans relief, j’ai rejoint Antoine à l’hôtel Phénicia pour boire une bière dans le Lounge. Nous avons parlé à bâtons rompus comme d’habitude. Sautant du coq à l’âne, mattant les gardes du corps de l’ambassadeur d’Espagne ou les petits saoudiens en goguette…
Vers 20h30, alors qu’Antoine regagnait sa chambre pour se préparer avant le dîner, John m’a récupéré à la sortie du Phénicia pour un plan vite fait à la maison. Nous sommes rentrés en contact par le biais d’Internet ce week-end sur un site international de rencontre « pour nous les hommes ». Il doit avoir 20 ans et fait sa deuxième année de business à l’Université Américaine. Je ne m’explique pas pourquoi mais dans les premiers instants, comme il me l`a fait remarquer, j’étais tout intimidé. Il faut dire pour ma défense qu’il avait défini lors de nos conversations cybernétiques quelques exigences sur le déroulement de notre rencontre. C’est idiot mais j’avais peur de ne pas être à la hauteur. Je crois que c’est sa voiture, son sourire, sa décontraction, son assurance et son corps de rêve qui ont fait tomber toutes mes défenses. Ce n’est pas souvent que ce genre de garçon m’accorde audience. Nous avons partagé quelque chose de très sensuel. Malheureusement, il était fatigué et disposait de peu de temps. Ça s’est fini très vite (euphémisme pour dire qu’il a jouit assez rapidement) et c’est à regret que je l’ai laissé repartir.




Après qu’il fut parti et que je me fus douché et rhabillé, je me suis rendu à la soirée organisée par le producteur, en l’honneur de Catherine et de la sortie du film. Dans trois salons, éclairés à la bougie, d’une maison bourgeoise digne d’un décor de Visconti, dans la nuit zébrée d’éclairs, autour d’un buffet aux mets succulents, je me retrouve au milieu d’une cinquantaine d’invités triés sur le volet ; hommes d’affaire cinéphiles, Desperates Housewives beyrouthines… Gros cigares et robes de créateurs… Bijoux de la place Vendôme et champagne français à volonté…
L’impression d’atterrir sur une autre planète est très vite dissipée par une coupe de champ’ et la présence apaisante d’Antoine. Il me présente aux journalistes chargés de suivre le voyage de Catherine. Jean travaille pour ce magazine qui dicte la branchouille-attitude aux parisiens. Il est gentil, peut être un peu trop timide. Il s’intéresse surtout à la vie gay à Beyrouth. Je lâche négligemment quelques infos croustillantes sur les us et coutumes du pays mais pas question que je lui file le numéro d’un de mes sex-partners. Avec Charles, journaliste/écrivain vedette d’un hebdo national, la discussion vole un peu plus haut. En plus d’échanges de points de vue intéressants sur son expérience du Liban, nous discutons avec passion des « avantages et inconvénients » de la religion Orthodoxe et de liturgie byzantine.
La soirée s’écoule en douceur. Les gens sont heureux, grisés. En filigrane, je m’assois sur le canapé à coté de Catherine. Nos échanges sont cordiaux et détendus. Elle est passionnée par le monde des bijoux et des belles pierres… Je peux me leurrer mais le courant passe bien entre nous. C’est comme de tailler une bavette avec une copine de maman.
Vers une heure du mat’, entre deux averses, je rentre à la maison puis traîne un peu sur le net.
Couché à 2 heures, levé à 7, je tiens encore debout, mais cela ne va pas arranger ma mine de papier mâché.

28/10/2008

28/10/08 - 20:49

Parenthèse dorée


Soirée tapis rouge dimanche soir au cinéma Sofil pour la présentation de « Je veux voir » au public beyrouthin. Le sommet de cette soirée, ce fut avant tout la joie de pouvoir partager ce moment extraordinaire avec Antoine. Le temps d’une accolade, quelle émotion de sentir tout le stress et la fatigue qu’il a investis dans ce projet depuis Juillet 2006 s’envoler pour ne laisser place qu’à la joie du devoir accompli. Revoir Catherine D. à Beyrouth, côtoyer des gens avec qui j’ai partagé un peu de cette aventure lors du tournage en Mai 2007, voir mon nom au générique… c’était un moment vraiment magique.
Dans les jours qui viennent, je prolongerai un peu cet instant d’éternité en retrouvant Antoine le soir à son hôtel. Autour d’un verre, parler de tout et de rien, lui changer les idées, lui qui doit gérer l’emploi du temps de Mademoiselle D., les interviews et les conférences de presse, les visites sur les sites historiques et les dîners dans les grands restaurants…




Parenthèse dorée dans la grisaille de mon quotidien.
Laisser, pour quelques jours, mon coach et les choupinous de coté…

17/10/2008

17/10/08 - 17:51

Come-back sans coming-out

J’ai le sentiment d’avoir traversé la semaine écoulée à la vitesse de la lumière et qu’au bout de ce tunnel spatio-temporel mon cerveau est tout imprégné de bribes de sentiments confus, de rires et de larmes, de douceurs et de frustrations.

Contrairement à ce cher Gaien http://blog.cytokeratine.gayattitude.com/ croisé sur la ligne aérienne Paris-Beyrouth, à 10000 mètres d’altitude, au dessus des plaines de Skopje, mon coming-out, un temps envisagé, n’a pas eu lieu. Il faut dire que le moment n’était pas vraiment propice à ce genre d’aveu. Je n’ai pas osé souiller la joie de Maman – dont le divorce avec mon père a été prononcé il y a quelques mois – bouleversée de voir l’aîné de ses fils prendre Virginie pour épouse au pied de l’autel.
Et puis c’était la première fois que je jouais le rôle de frère du marié. J’avais sorti mon costume de bogoss et mon plus beau sourire. Mais ça ne fait pas tout… moi qui pensais faire partie des 75% de demoiselles d’honneur qui trouvent l’homme de leur vie au cours d’un mariage, c’est râpé…

Autre coup manqué, ma rencontre avec Davy. Ça faisait plusieurs mois qu’on échangeait amicalement, des heures durant, sur MSN, le courant passait plutôt bien, il me demandait souvent si je n’envisageais pas sérieusement de revenir en France…
Sans être glaciale, notre rencontre a été très formelle. Avec le recul, je pense qu’il s’agit là de ce qu’on appelle couramment un « râteau ».





Ma seule consolation, je l’ai eu en arrivant à la maison, à Beyrouth. Sur la table du salon, accompagnées d’un petit mot, deux bouteilles de vin : le cadeau d’Adieu d’Eric à qui j’avais laissé les clefs de mon appartement pendant mon absence.
Cette petite note écrite à la hâte, je l’ai lu et relu.

Frederic,
Thank you very much for letting me use your place.
Here is my number in Miami: 305 490 22 …
Hope to see you one day
Big hug
Eric

En lisant entre les lignes, on peut comprendre que ma maison a servi de studio photo durant mon absence. Le temps d’un instant, j’ai ressenti la présence furtive d’Eric et de son modèle ; les positions lascives corrigées par la voie profonde du photographe.
Nous ne nous reverrons sûrement jamais « one day ». Je garderai juste en mémoire la joie d’avoir partagé quelques instant de la vie d’un de ces garçons que l’on ne voit que dans les films.

Si tu es de passage sur GA, ces mots sont pour toi: Bon vent Eric. Take good care…

07/10/2008

07/10/08 - 17:32

Kaliméro Attitude


Il s’appelle Eric.
Il a la trentaine sereine.
Il arrive de Floride, mais passe la moitié de l’année au Bahamas.
Il est musclé sans excès. Sa peau est doucement bronzée…
Dans une boite de nuit bondée et à peine éclairée, vous pouvez pas le manquer… c’est le plus sexy, le plus souriant, le mieux monté (enfin c’est ce que ses formes laissent deviner), aux fessiers les plus fermes.
Son sourire est doux, ses yeux rieurs, sa voix grave.
Sa beauté sculpturale peut laisser croire qu’il est superficiel et inaccessible, que nenni, c’est un garçon attentif, à l’intelligence vive. D’origine tchèque, il a la simplicité des gens du sud des Etats-Unis et une sensibilité à fleur de peau.




Eh bien, cher Gaïen, toi qui te morfonds dans ton petit appart parisien, toi qui ne supportes plus le bruit de la chaise de ton voisin qui traîne sur le sol de sa cuisine, toi qui bondis dans ton lit chaque fois que la fille d’à coté claque la porte d’entrée quand elle rentre à deux heures du matin, oui toi, cher lecteur, saches que Eric est mon voisin, qu’il me rend visite régulièrement après le coucher du soleil, que nous passons ensemble de longues soirées sur la terrasse, sous la lune, face à la mer, qu’il me raconte avec passion les aventures qui ont jalonné sa vie, qu’il s’assied tout près de moi pour me montrer son travail de photographe, qu’il me décrit en détail les clichés qu’il prépare pour sa prochaine exposition sur la sensualité des garçons du Moyen Orient.
Cette amitié particulière avec ce garçon tout droit sorti d’une publicité pour Aber Crombie & Ficht, c’est un peu comme un rêve…
Mais je vais bientôt me réveiller. Demain je m’envole pour la France. Sept jours, montre en main, entre Paris et Nantes… comme dans un mauvais rêve, retrouver Paris et sa grisaille, les parisiens et leurs grises mines, la famille et ses non-dits…
A mon retour, Eric sera reparti sous des cieux plus cléments.
La vie… c’est vraiment trop injuste !

08/09/2008

08/09/08 - 20:18

Week-end en mi-teinte

J’ai choppé une mauvaise crève.
H. est venu de Damas passer le week-end à la maison.
Accueillir un amant à la maison pour plus que la durée d’un plan cul, ce fut une première pour moi.
C’est un gentil garçon. Mais son jeune age, son système pileux super développé et une certaine mollesse de caractère ont rapidement fait de ce week-end un pensum…
A plusieurs reprises, je me suis surpris à imaginer que c’était Boutros ou Moe qui avait fait le voyage de Damas a sa place.
Heureusement, il n’a pas été trop exigent. Il s’est plié docilement à mes propositions de sorties.
Vendredi, j’ai reçu R. et A. à dîner. R. est toujours aussi séduisant et A. amusant. Ils essaient d’observer consciencieusement les exigences de Ramadan. Un exercice qui semble plus difficile à vivre pour A. que pour son conjoint.
Samedi matin, après une nuit chaude et un peu agitée. Nous sommes partis doucement à l’ABC.
Passage à la maison vers 13h pour prendre nos maillots de bain puis nous partons en direction de Saifi, déjeuner chez Paul.
Puis direction le club de gym pour une séance de natation/jacuzzi/sauna…
Retour rapide a la maison a 18h30, pour être sur de ne pas rater le passage de M. Sa présence est si douce. Il se dégage une énergie et une douceur de cette fille. C’est sur, elle va me manquer…
Il est 20h30, quand nous partons dîner au Bardo. Pas grand monde au départ puis sur le coup de 22h30, arrivages successifs de garçons tous plus sexy les uns que les autres. Quelques visages ou silhouettes connus. Notre couple, qui n’en est pas un, me fait un peu honte. Je ne suis vraiment pas dans mon élément. Nous rentrons vers 23h30. Une dernière étreinte avant de dormir.
Je suis épuisé et repu de sexe. Il est midi quand j’émerge enfin. La présence de H. commence à me peser. Je mets de la distance entre nous. Mon visage se ferme. Mon coté ours reprend le dessus. Je ne suis sûrement pas fait pour la vie a deux.
Il est 16h30 quand je lui dis au revoir sur le bord de l’autostrade. Il va passer la soirée chez sa tante à la montagne. Mon week-end commence enfin. Sentiment de liberté et de quiétude à se retrouver enfin seul. De retour à la maison, je reprends mes cyber-conversations, beaucoup plus distantes, sans engagement, aseptisées…
La semaine au bureau s’annonce d’un ennui mortel. Je vais sans doute en profiter pour avancer dans la préparation de mes cours...

Ma vie c’est vraiment trop de la merde…