Week-end en mi-teinte
J’ai choppé une mauvaise crève.
H. est venu de Damas passer le week-end à la maison.
Accueillir un amant à la maison pour plus que la durée d’un plan cul, ce fut une première pour moi.
C’est un gentil garçon. Mais son jeune age, son système pileux super développé et une certaine mollesse de caractère ont rapidement fait de ce week-end un pensum…
A plusieurs reprises, je me suis surpris à imaginer que c’était Boutros ou Moe qui avait fait le voyage de Damas a sa place.
Heureusement, il n’a pas été trop exigent. Il s’est plié docilement à mes propositions de sorties.
Vendredi, j’ai reçu R. et A. à dîner. R. est toujours aussi séduisant et A. amusant. Ils essaient d’observer consciencieusement les exigences de Ramadan. Un exercice qui semble plus difficile à vivre pour A. que pour son conjoint.
Samedi matin, après une nuit chaude et un peu agitée. Nous sommes partis doucement à l’ABC.
Passage à la maison vers 13h pour prendre nos maillots de bain puis nous partons en direction de Saifi, déjeuner chez Paul.
Puis direction le club de gym pour une séance de natation/jacuzzi/sauna…
Retour rapide a la maison a 18h30, pour être sur de ne pas rater le passage de M. Sa présence est si douce. Il se dégage une énergie et une douceur de cette fille. C’est sur, elle va me manquer…
Il est 20h30, quand nous partons dîner au Bardo. Pas grand monde au départ puis sur le coup de 22h30, arrivages successifs de garçons tous plus sexy les uns que les autres. Quelques visages ou silhouettes connus. Notre couple, qui n’en est pas un, me fait un peu honte. Je ne suis vraiment pas dans mon élément. Nous rentrons vers 23h30. Une dernière étreinte avant de dormir.
Je suis épuisé et repu de sexe. Il est midi quand j’émerge enfin. La présence de H. commence à me peser. Je mets de la distance entre nous. Mon visage se ferme. Mon coté ours reprend le dessus. Je ne suis sûrement pas fait pour la vie a deux.
Il est 16h30 quand je lui dis au revoir sur le bord de l’autostrade. Il va passer la soirée chez sa tante à la montagne. Mon week-end commence enfin. Sentiment de liberté et de quiétude à se retrouver enfin seul. De retour à la maison, je reprends mes cyber-conversations, beaucoup plus distantes, sans engagement, aseptisées…
La semaine au bureau s’annonce d’un ennui mortel. Je vais sans doute en profiter pour avancer dans la préparation de mes cours...
Ma vie c’est vraiment trop de la merde…